Un amphithéâtre à De Rochebelle
Depuis les commencements de l’école secondaire De Rochebelle, la perspective d’avoir un amphithéâtre, ou auditorium, où y seraient présentés divers spectacles a été un dossier qui en a interpellé plus d’un. Pour en savoir plus à ce sujet, nous nous sommes entretenus avec Denis Drouin, Daniel Lemelin et Mario Plante, qui ont accepté d’être interviewés par L’AccROCHEur.
Le premier point intéressant de l’affaire est que, comme le soulignent messieurs Drouin et Lemelin, ce projet a déjà abouti à quelque chose de grand dans le passé. Effectivement, la Salle Simonne-Monet-Chartrand était autrefois le gymnase du pavillon Jacques-Rousseau; elle est devenue la salle de conférence que nous connaissons vers 1992. À l’époque, avec l’Enfer et cette nouvelle salle de conférences, la plupart des gens étaient bien satisfaits. En plus, l’école avait déjà à cette époque (comme c’est toujours le cas aujourd’hui) une entente avec la salle Albert-Rousseau pour que cette salle soit réservée quatre fois par année pour les concerts de musique, de dire Denis Drouin. Cette entente date de 1985, où la salle Albert-Rousseau venait d’être rénovée. Toutefois, aujourd’hui, les besoins sont plus grands et un « vrai » amphithéâtre est une idée qui tient à cœur à plusieurs membres du personnel, du Conseil étudiant ainsi qu’aux élèves, comme le fait remarquer Daniel Lemelin.
Mais les élèves y tiennent-ils tant? Ils se plaignent, certes, de l’avancement assez lent du projet (voir de son sur-place), mais Denis Drouin affirme qu’en 2009, il y a eu un appel à tous les élèves pour aller en parler au Conseil des commissaires, dont l’impact sur la réalisation du projet est important, et seulement une douzaine d’élèves s’y sont rendus. S’il y en avait eu une centaine, le message aurait eu un impact beaucoup plus grand.
Certains d’entre vous n’avez peut-être aucune idée de ce à quoi ressemblerait cet amphithéâtre… À vrai dire, personne ne pourra le savoir exactement jusqu’à temps qu’un architecte décide d’en faire un plan. Tout d’abord, un amphithéâtre de la grandeur de la salle Albert-Rousseau, ce n’est pas le but; selon Daniel Lemelin, l’idéal serait qu’il puisse accueillir un niveau, voir un pavillon au complet, soit près de 825 élèves. Toutefois, cela ne risque pas d’arriver et M. Drouin comme M. Lemelin pensent qu’une salle comptant 400 à 500 places serait une idée plus réaliste.
Le projet d’amphithéâtre, toutefois, n’est pas l’idée d’investissement la plus dominante dans ce domaine. Un projet de double (voir triple) gymnase est envisagé et présentement, le MÉLS veut investir dans les infrastructures sportives plus que dans les infrastructures artistiques. Puisque, selon la situation actuelle, il est plus avantageux d’investir dans ce méga-gymnase, on ne pousse plus vraiment du côté de l’auditorium. Il est important de noter que, selon Denis Drouin, un auditorium pourrait couter 5 ou 6 millions de dollars! Toutefois, rien n’exclut la possibilité qu’avec un méga-gymnase, un des gymnases pavillonnaires (celui du PGV, par exemple) soit, un peu comme celui du PJR, sacrifié pour devenir un amphithéâtre.
Il faut dire qu’il y a aussi d’autres projets qui ont pris le dessus sur celui de l’amphithéâtre, comme la construction de la piscine Sylvie-Bernier, qui était un investissement plus important pour la ville dans les années 80. De nos jours, nous aurons tous remarqué la construction du fameux ascenseur du PMV, également, qui « mobilise » beaucoup de gens et de sous.
Sinon, les trois hommes s’entendent pour dire que cet auditorium devrait être situé à un point le plus central possible, idéalement. La passerelle entre le PFL et le PJR, à côté du préfab, là où il y a des stationnements, serait peut-être une bonne idée, mais ce n’est qu’une hypothèse. Sinon, il pourrait aussi être installé au bout du PMV.
Une question s’impose toutefois à nous : l’Enfer, la salle Simonne et la salle Albert-Rousseau ne suffisent-ils pas? Pour le moment, il semble que oui. Selon Denis Drouin, les principales utilisations d’un auditorium seraient pour les programmes d’arts (musique, arts plastiques, art dramatique), pour les rencontres de niveaux, certaines conférences importantes, les comédies musicales et pour pousser davantage l’aspect artistique. Quant à l’Enfer, il présenterait les « petits » spectacles, les matchs d’improvisation et servirait probablement encore comme local d’art dramatique.
Le projet aboutira-t-il un jour? Denis Drouin pense qu’« il faudra un alignement des astres très particulier », mais que « malgré la longueur et la difficulté, il ne faut pas baisser les bras ». Daniel Lemelin, lui, pense que le projet est réalisable, mais que tout dépend du financement accordé pour les projets de ce genre.
(Écrit avec la collaboration de Amina Kerchi)




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